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Regnerus, une étude d’outre-Atlantique sur les structures familiales

20 février 2013

Jusqu’à présent, les études statistiques concernant les conséquences de l’homoparentalité dans l’éducation des enfants n’étaient effectuées que sur un très petit nombre d’individus (entre une quinzaine et une centaine selon les études), et qui présentaient toutes l’un ou l’autre ou les deux inconvénients suivants:

Avoir ciblé un milieu très homogène et militant, et avoir interrogé souvent les parents au sujet de leurs enfants au lieu des enfants eux-mêmes.

L’an dernier, un sociologue de l’université du Texas, Mark Regnerus a publié dans la revue Social Science Research, une étude statistique de beaucoup plus grande envergure, portant sur 3000 jeunes adultes de 18 à 39 ans .
Alain Caillaud, administrateur et Philippe Gorre, statisticien et délégué général de l’association Famille et Liberté , tous deux statisticiens, ont fait traduire et publié cette étude  sous le titre français : « En quoi les adultes nés de parents ayant vécu une relation homosexuelle sont-ils différents ? »


La démarche de Regnerus est la suivante : il a choisi de comparer les familles dans lesquelles l’un des parents au moins a eu une liaison homosexuelle (ML, mère lesbienne, et GL, père gay), avec les familles biologiques, hétérosexuelles et stables(BHS). Il a ensuite pondéré les réponses obtenues en fonction de variables telles que l’origine raciale et ethnique (classification autorisée et pratiquée aux USA), le milieu social, le niveau d’instruction des parents, les revenus, etc.


Des tableaux mettent en valeur le fait que des enfants ayant été élevés par des parents homosexuels seraient davantage confrontés au chômage, au suicide, à des états dépressifs , qu’ils seraient concernés plus que d’autres à diverses addictions, à la délinquance, ou à des difficultés relationnelles dans leur vie de couple, auraient davantage recours aux aides sociales et aux psychologues, etc.
Les conclusions de l’étude révèlent que « les enfants paraissent les plus aptes à réussir dans la vie, une fois devenus adultes, sur de multiples dénombrements et dans de nombreux domaines, lorsqu’ils passent toute leur enfance avec un père et une mère mariés, et particulièrement lorsque ceux-ci restent mariés jusqu’au moment de l’enquête. Dans la mesure où la proportion de familles biologiques composées d’un père et d’une mère, et restant entières, continue à diminuer aux Etats-Unis(comme c’est le cas) , cette évolution laisse présager une augmentation des défis posés aux familles, mais aussi une dépendance accrue à l’égard des organismes de santé publique, des aides de l’Etat fédéral et des Etats , à la psychothérapie, à des programmes de lutte contre les toxiques, et à la justice pénale ».

Des conclusions à nuancer et à perfectionner

Ces conclusions qui sont énoncées là d’une façon nécessairement trop lapidaires pour être généralisées appellent à être nuancées par un examen détaillé de l’étude qui prend en compte mille paramètres et reconnaît elle-même ses limites.
La première d’entre elle étant que l’on n’a pas encore le recul permettant d’interroger beaucoup d’enfants élevés par deux homosexuels. Il s’agit pour la plupart de jeunes adultes dont le père ou la mère a eu –durablement ou non- un comportement homosexuel.
Cette étude est la première du genre à offrir des garanties de sérieux et il faut souhaiter qu’elle sera suivie d’autres encore susceptible de l’améliorer à mesure que la multiplication –hélas- de ces situations rendra plus sûre leur observation.

Et, pourquoi pas, à quand une étude sociologique et statistique aussi approfondie sur les familles nombreuses ?

 

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