L'avortement: vers une égalité garçons / filles!
29 octobre 2011Telle est la nouvelle préoccupation de l'Assemblée parlementaire européenne. Un rapport dévoile que les petites filles seraient beaucoup plus victimes de l'avortement que les petits garçons.
Particulièrement en Asie, mais aussi en Europe selon le rapport de Mme Stump, "la sélection prénatale en fonction du sexe" est pratique courante là et trop fréquente ici. Pour l'Assemblée parlementaire européenne, ceci remet en question les valeurs et activités fondamentales du Conseil de l'Europe comme "la promotion de l’égalité des sexes et la prévention et la lutte contre la violence fondée sur le genre".
Outre cette entorse (grave!) "à la promotion et la protection des droits de l'homme" (entendez: l'égalité de l'homme et de la femme) -recommandation 1979 2- l'Europe s'inquiète d'un déficit de femmes dans la population avec les conséquences que l'on peut imaginer sur la vie sociale et la démographie.
Par la Résolution 1829 (édition provisoire) l'Assemblée parlementaire invite les états à observer de très près le "sexe-ratio" à la naissance et à "introduire des mesures législatives en vue d’interdire la sélection du sexe dans le contexte des technologies de procréation assistée et de l’avortement légal, sauf lorsque la prévention d’une maladie héréditaire grave le justifie" §8 -7.
Comme on le voit, l'eugénisme reste néanmoins de rigueur.
Est-ce parce que Mme Stump, dans son rapport, ignore le drame de la mise à mort de millions de petites filles pour ne voir que la "discrimination selon le genre" qu'elle obtient de chaudes félicitations des instances européennes pour avoir traité "de manière équilibrée la délicate question de la sélection prénatale en fonction du sexe" ?
Mais ne faisons pas les difficiles: c'est la première fois que les plus hautes instances admettent publiquement les "dégats collatéraux" de l'avortement.
Réjouissons-nous aussi de ce que beaucoup de petites filles seront peut-être sauvées par cette nouvelle recommandation européenne…quelles que soient ses motivations.
C.G.