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Europe: L’exemple Hongrois et la famille

18 juin 2011

La Hongrie vient de faire sa « révolution culturelle ». Le premier ministre, Viktor Orban, élu l’an dernier avec 70% des voix, n’a pas perdu de temps. Ceux qui le connaissent disent qu’il sait qu’entre deux élections le temps est compté et que le choix entre deux priorités s’offre habituellement aux nouveaux élus :

préparer sa prochaine réélection, ou gouverner son pays et le réformer si nécessaire. Il a résolument choisi la deuxième voix.
Une nouvelle Constitution a été votée en avril dernier avec une écrasante majorité (262 voix contre 44). Elle fait de la politique familiale une de ses priorités. Sans mettre en cause directement l’avortement, elle entend protéger la vie : « la vie du fœtus sera protégée dès sa conception ». (article II). Cette défense de la vie s’étend « dès la conception jusqu’à la mort naturelle ».


Concrètement, cette protection de la vie se fait entre autre en encourageant l’adoption, comme antidote à l’avortement. Dans le métro de Budapest on voit déjà des affiches montrant un fœtus dans le sein de sa mère avec cette légende : «Je comprends bien que tu n’es pas encore prête pour moi, mais donne-moi au service d’adoption, laisse-moi vivre ».


Cette nouvelle constitution hongroise « protège le mariage, considéré comme l'union de base la plus naturelle entre un homme et une femme et fondement de la famille » elle-même cellule fondamentale de la société.
Ces débuts sont prometteurs même s’il reste encore beaucoup à faire. Notamment, Victor Orban et son parti n’ont pas réussi pour l’instant à faire accepter un autre de leurs projets, celui de donner une voix de plus pour les familles avec enfant.
L’ONU, par la voix de son secrétaire général M. Ban Ki-moon, a encouragé les partis d’opposition à faire appel de cette « Constitution Orban » devant les instances européennes.
Coup de pouce non négligeable, la Hongrie a pris pendant six mois son tour de présidence européenne, après la France. Cela a mis peut-être quelque sourdine aux critiques trop véhémentes de la part des factions malthusiennes de l’Europe. Le courageux ViKtor Orban a su se servir de cette tribune pour donner un peu la parole aux courants pro-famille dans l’Union. Malheureusement, maintenant que "son tour" est passé, gageons que la curée va commencer. Espérons qu'il va tenir bon. Soutenons-le et sachons, nous aussi, profiter de son exemple.


Claire de Gatellier
 

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