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Economies publiques: les familles nombreuses toujours perdantes

5 novembre 2011

Vendredi 28 octobre : le gouvernement fait voter par le parlement le report de trois mois –du 1er janvier au 1er avril 2012- de la revalorisation de l’ensemble des prestations familiales. (les allocations

familiales, la prestation d’accueil du jeune enfant, l’allocation de soutien familial et l’allocation logement)

Cette mesure peut sembler anodine : ce n’est qu’un petit délai et les allocations ne sont pas si élevées qu’une petite augmentation de quelques « pour cent » fasse une grande différence… Mais justement, les mères de famille, et surtout des familles nombreuses, s’efforcent, plus encore par ces temps de crise, de gérer au mieux leur budget avec des petits pour cent ici, des gros pour cent là car on arrive quand même au total à une augmentation du coût de la vie de près de 2%. Pour des budgets déjà en équilibre précaire, les 2,3% d’augmentation des diverses allocations familiales initialement prévus pour début janvier et probablement ramenés à 2% en avril, étaient un rattrapage indispensable et attendu. 
 

 La famille, meilleur attout en temps de crise
 

On ne redira jamais assez que ces allocations, contrairement à ce que l’on veut régulièrement faire croire ne sont pas un cadeau de l’Etat à une poignée de citoyens chanceux. Elles procèdent de deux réalités convergentes qu’il serait temps d’assumer :


1) Notre politique familiale, enviée par la plupart des pays d’Europe, est notre meilleur atout dans notre monde en crise : indispensable renouvellement des générations, assurance des retraites de demain, facteur de cohésion sociale et de stabilité face à l’individualisme solitaire, renforcement du tissu économique et social, maintien de la consommation, sens de la responsabilité, etc.

 2) Cette politique familiale est une juste compensation partielle des services rendus par les familles à la nation et un encouragement à la natalité: Elle consiste à compenser la baisse de niveau de vie dûe à la venue et à l’éducation des enfants, c’est-à-dire, à réduire les inégalités –non pas entre pauvres et riches comme c’est le rôle de la politique sociale – mais entre les gens qui ont des enfants et ceux qui n’en ont pas.


 

la politique familiale: dépense ou investissement?

 

Quand on sait, comme il a été maintes fois démontré, que la politique familiale revient moins cher à la Collectivité que les " instabilités familiales"  (rapport Godet ), on ne peut que s’inquiéter du déficit ultérieur qu’engendrera l’économie temporaire de 130 ou 140 millions d’euros ainsi réalisée sur le dos des familles.
                                                                                                                C.G.

 

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