Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Document Actions

Désir d'enfant

11 juin 2013

Les femmes renoncent à avoir autant d’enfants qu’elles le souhaiteraient

L’UDAF de la Loire a mené une enquête sur le « Désir d’enfant » auprès des personnes bénéficiant des services de la CAF du département. Sur les 3000 personnes interrogées par questionnaire, 531 ont répondu (17,7%). Il s’agit à 90 % de femmes, seuls 50 hommes ayant répondu. La population interrogée a en moyenne  2,17 enfants (majoritairement 2, rarement 4 ou 5). Les personnes vivent en couple pour 84,2% d’entre elles.


Ce qu’il faut souligner c’est que les gens avouent un désir d’enfant supérieur au nombre d’enfants nés. 2,55 souhaités en moyenne pour 2,17 naissances, chiffre correspondant à la moyenne nationale.
 

Pourquoi renoncent-elles à avoir autant d’enfants qu’elles le souhaitent ?

3 conditions sont le plus souvent mises en avant pour avoir un enfant :
être un couple stable (67,6%), avoir un logement adapté(54,4%), avoir un travail (on parle ici du travail de la mère elle-même) 81,2%.

Les principaux obstacles évoqués sont les difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle et la taille du logement.
L’indice de fécondité du département ne varie guère depuis les années 2000 pour s’établir à 2,1 enfants par femme.


Commentaire


• Le renchérissement des logements et leur pénurie tient à des facteurs divers qu’il ne nous appartient pas de développer ici ; nous dirons seulement que la multiplication des normes en tous genres en est un facteur important.
• Que la mère tienne à avoir du travail avant de fonder une famille ne correspond pas toujours à son souhait profond. C’est souvent un choix imposé par la prudence (entre autre par ce que beaucoup d’allocations familiales dépendent du fait d’avoir travaillé un minimum d’années) et par un complexe imposé par toute la législation et la culture ambiante : une femme qui ne travaille pas mais qui élève ses enfants est presqu’indigne du droit de vote. Déjà traitée il y a 20 ans de « légume » et « non productive », bientôt, on lui retirera ses enfants pour incapacité majeure.
• Quant à celles qui travaillent, par choix ou par obligation, la tendance n’est pas à leur faciliter les choses : raccourcissement du congé parental, manque de souplesse et insuffisance des modes de garde –malgré des initiatives intéressantes de crèches d’entreprise- mesures discriminatoires pour les parents ayant choisi d’arrêter de travailler pour élever leurs enfants, etc.
Les mesures nouvelles annoncées, scolarisation dès l’âge de 2 ans, multiplication des crèches, sur taxation du travail à temps partiel(1), etc. n’ont même pas pour objet de simplifier la vie des femmes, Il ne s’agit plus du tout de « concilier vie familiale et vie professionnelle » mais carrément de libérer la femme de sa famille pour qu’elle puisse être toute à sa carrière ; et d’une pierre deux coups, d’ « arracher l’enfant » à sa famille pour en faire un « bon citoyen » de l’état totalitaire.

A quand une vraie politique familiale qui permette aux familles d’avoir les enfants qu’elles désirent et à la nation de renouveler ses forces vives et contributives ? Chacun y trouverait son compte.
 

<< Go back to list