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Des papas-nourrices

7 juillet 2013

Le 3 juillet, en conseil des ministres le ministre des droits de la femme, Najat Vallaud-Belkacem a présenté son projet de loi sur l’égalité-homme/femme. Se rappelant « opportunément » que le père est indispensable à l’enfant elle annonce la façon dont elle entend « convaincre » les pères de prendre une partie du congé parental de la mère.

Selon elle, le congé parental de trois ans éloigne les femmes du marché du travail entraînant une perte de 10% de salaire au retour, et les faisant « passer à côté des promotions et augmentations ». Déplorant que 97% des congés parentaux soient aujourd'hui pris par les femmes elle veut créer une « vraie incitation au partage : dès le premier enfant, le congé parental est allongé de six mois, à condition que l'autre parent y participe. Et, à partir du deuxième enfant, le congé est toujours de trois ans, dont six mois sont réservés à l'autre parent. »


Commentaire de l’écrivain et consultant en économie Michel de Poncins dans Tocqueville-Magazine :
"Le pouvoir actuel a décidé dans sa non sagesse que les pères devraient prendre aussi souvent le congé parental que les mères. Le tam-tam médiatique accompagnateur et co-détenteur du pouvoir fait chorus. Pour encourager les pères récalcitrants une usine à gaz sera imaginée avec des mécanismes ruinant et les pères et les mères. En fait c'est contraire à l'intérêt direct des enfants. Ceux-ci ont le droit absolu d'être élevés dans leur petite enfance par la tendresse d'une mère. En corrélation, les mères ont le droit et le devoir d'élever leurs nouveaux-nés. Si des pères prétendent ne pas comprendre, c'est tout simplement qu'ils sont victimes parfois à leur insu de l'idéologie ambiante".


La Fédération de la Médaille de la Famille Française, quant à elle, n’a cessé de réclamer, non pas l’artificielle égalité homme/femme ou père/mère mais, avec plus de réalisme, la reconnaissance de leur complémentarité et du rôle différent et également indispensable de l’un et de l’autre.


Cette reconnaissance passe par le plein exercice du libre choix de la femme d’élever ses enfants tout en lui garantissant au minimum l’attribution de droits à la retraite compensant ceux auxquels elle renonce en ne faisant pas "carrière ".
Compte tenu du service éminent rendu à la société par l’éducation de ses enfants, la mère de famille, surtout d’une famille nombreuse, mérite un statut particulier.

 

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