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Bientôt un fonds public d’indemnisation pour les victimes de la ……PILULE !?

2 mai 2011

Dès 1997, l’Isoméride (molécule proche du Médiator) était retirée du marché à cause de sa dangerosité. En 2000, les revues médicales américaines révélaient la toxicité des composants du

Mediator dont les dérivés étaient aussitôt retirés à leur tour du marché américain. Il a fallu attendre encore dix longues années et le décès de 500 à 1000 personnes sans compter les malades, pour que le scandale éclate, éclaboussant au passage le gouvernement et mettant en cause l’un des fleurons de l’industrie française.
On annonce un « fonds public d’investissement » pour indemniser les victimes.

Crise de confiance dans les prespriptions médicales


Les Français voient leur confiance dans les prescriptions médicales vaciller et les Françaises en particulier commencent depuis quelques temps à s’intéresser de près aux études médicales qui tentent pareillement d’alerter le public sur les effets pervers de la pilule contraceptive et sur les menaces qu’elle représente pour la santé. Journaux féminins en tête bien sûr, comme Elle ou Marie-Claire , un peu désenchantés, mais aussi les grands quotidiens se sont fait à un moment ou à un autre l’écho, non seulement des inconvénients de la pilule dans la vie quotidienne, mais de ses dangers graves pour la santé. Le plus souvent pour laisser entendre néanmoins, que comme elle « libère » la femme, inconvénients et dangers ne pèsent pas lourd à côté de cette avancée incomparable.
Ainsi Le Figaro qui titre innocemment, le 8 janvier 1999 « Les risques minimes de la pilule » pour néanmoins asséner en plus petites lignes en dessous que "les taux de mortalité, par attaque cérébrale, accident ou suicide sont nettement accrus avec cette contraception. (...) on relève une croissance sous pilule des cancers du foie (126 chez les utilisatrices contre 34 pour les autres), par cancer du poumon (107 dans le premier groupe, 71 dans l'autre) et par cancer du col de l'utérus (115 dans le premier groupe et 57 dans l'autre) (...) le risque de cancer du poumon est multiplié par deux et celui du cancer du col par quatre pour les femmes ayant pris la pilule pendant plus de dix ans."
De nombreux instituts aussi divers que le Kinsey Institute de l’université d’Indiana, le CHU de Heidelberg, ou les chercheurs de l’université de Liverpool attestent tous le fait que la pilule contraceptive a en plus, des effets négatifs sur la sexualité et l’humeur de plus d’une femme sur deux.
Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), basé à Lyon vient d’annoncer dans un communiqué, après examen complet de la littérature scientifique, que les contraceptifs oestro-progestatifs sont des cancérogènes du groupe 1 - c’est à dire avec le niveau de preuve le plus important, comme le tabac et l’amiante. Les experts estiment que la pilule contraceptive augmente le risque de cancer du sein, de cancer du col de l’utérus et de celui du foie. En revanche, elle diminue celui de l’ovaire et celui de l’endomètre. (cité par « Alternatives Evolutives Santé et Sciences).
Notons que les experts du CIRC avaient déjà tiré la sonnette d’alarme en 1999.
L’Homme Nouveau cite une étude de la clinique Mayo publiée en 2006 selon laquelle « une femme qui prend la pilule pendant 4 ans avant sa première grossesse à terme augmente son risque de cancer du sein de 52%.
Et que penser de l’infertilité croissante de toute une partie de la population ? Certains groupes écologistes relient la présence envahissante de substances chimiques anticonceptionnelles répandues dans la nature (déchets, eaux usées, etc.) à une baisse de fécondité masculine, poissons et hommes confondus. Il faut dire qu’ingérer plus de 8000 comprimés comme le souligne l’IGAS(1) qui évalue à ce chiffre la prise de pilules pendant la durée de vie féconde, cela ne doit pas être anodin !
Gabrielle Cluzel, dans Monde et Vie, écorne un autre aspect de la pilule : c’est justement son côté libérateur que nous évoquions plus haut. Citant deux livres « Pour une véritable libération sexuelle » de Thérèse Hargot-Jacob, et « Se passer de la pilule, c’est possible ! » de Bénédicte Lucereau, elle met en cause la « déresponsabilisation absolue de l’homme en matière de fécondité, et le désagréable sentiment des femmes d’avoir « leur corps en libre-service permanent ».
Faudra-t-il attendre un nouveau scandale retentissant et qui cette fois-ci touchera bien au-delà de quelques centaines, voire, milliers de personnes, pour que les femmes puissent redevenir maîtresses d’elles-mêmes.


Claire de Gatellier.

(1) « Un rapide calcul montre que la prise de la pilule par une femme pendant la durée de sa vie féconde, de 17 ans, âge moyen du premier rapport sexuel à 50 ans environ, représente la gestion au quotidien de plus de 8 000 comprimés. »
Rapport IGAS octobre 2009 sur « la prévention des grossesses non désirées » - 1-2-3 p.15

 

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