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La pédagogie différenciée...ailleurs

La mixité scolaire est-elle un tabou chez nos voisins?


 

Aux Etats-Unis

Retour depuis quelques années aux écoles différenciées : sous l’impulsion des gouvernements fédéraux, près de 600 établissements publics mixtes sont devenus non-mixtes et souvent, avec uniforme. Raisons invoquées : la faillite des garçons, les brimades infligées aux filles, notamment dans les quartiers difficiles. Une étudiante aujourd’hui à la prestigieuse université de Stanford se souvient : « lorsque j’étais au collège, pendant deux années, nous, les filles, avons eu des cours de math séparés des garçons : il avait été observé que les filles réussissaient moins bien en math sous le regard des garçons ».


En Angleterre

Parmi les 25 écoles publiques en tête des classements, 21 sont non-mixtes
Parmi les 25 premières écoles privées secondaires, 22 sont différenciées. La première est une école de filles, Withington, à Manchester ; la seconde, une école de garçons, la Westminster School.

Un autre type de classement qui classe tous types d’école, publiques, privées et subventionnées distingue dans les 25 premières 12 écoles de filles, 9 écoles de garçons et 4 écoles mixtes.
Résultat impressionnant lorsque l’on sait que 2% des écoles publiques et 14% des écoles privées sont non-mixtes.
Le rapport Eurydice pour la Commission européenne note qu’ «En Angleterre, notamment, il existe une coïncidence significative entre les écoles sélectives et les écoles non mixtes. »

En Pologne

Depuis 2006, la Pologne cherche à mettre en place des établissements publics non-mixtes et parallèlement encourage les universitaires et les formations d’enseignants à entreprendre des recherches sur l’enseignement différencié.

En France

La Légion d’Honneur, seule école publique non-mixte, est un établissement d’excellence.
Dans le secteur privé, on compte maintenant plusieurs centaines d’établissements non-mixtes.
Certains établissements ont instauré le libre choix des parents entre des classes mixtes ou non-mixtes, tel le collège Stanislas à Paris.
L’originalité, quel que soit le statut de l’établissement (mixte, non-mixte ou partiellement mixte) est le travail de réflexion mené à l’initiative de l’Institut pour la Formation des Maitres pour une pédagogie différenciée.

En Irlande, En Belgique et en Espagne

Selon Eurydice, l’Irlande signale une diminution récente du nombre des établissements non-mixtes
Les autorités éducatives irlandaises afficheraient aujourd’hui une politique explicite en faveur de l’enseignement mixte ainsi que les gouvernements belges et espagnols.

Dans les pays nordiques

Les pays du nord de l’Europe développent beaucoup la pédagogie différentiée dans le cadre d’écoles mixtes : certains cours, certaines heures, certaines activités.
Certaines écoles primaires séparent à titre d’expérience les filles des garçons pendant de courtes périodes durant la journée, sans organiser de classes non mixtes fixes. L’idée est d’offrir plus d’espace à la fois aux garçons et aux filles.

Le Danemark et le Royaume Uni (Ecosse)


signalent que l’organisation de l'enseignement non mixte est liée à des réflexions sur la façon de lutter contre l’échec scolaire et les problèmes comportementaux.

Si les écoles publiques non mixtes n’existent que dans sept pays et régions en Europe, ce type d’établissement existe dans le secteur privé dans presque tous les pays.

La plupart du temps, les décisions de mettre en place des classes non mixtes sont généralement prises au niveau de l’établissement. Les disciplines les plus courantes pour lesquelles des classes non mixtes sont généralement (mais pas seulement) proposées sont l’éducation physique, l’éducation sexuelle et les activités créatives.